Cette performance propose au public une rencontre avec une fée urbaine. Quelque part une fée prend un bain dans une baignoire blanche remplie de lait, enrobée d'une ambiance sonore à la fois enchanteresse et inquiétante. Le lait recouvre des centaines de lettres entassées au fond de la baignoire. Cette fée a perdu l’usage de la parole ; elle a perdu sa langue. Toutes les lettres de ses mots se sont éparpillées dans son bain. Le public est invité à créer le langage de la fée. Il suffira aux gens de plonger la main dans le bain de lait et d’en extraire des lettres, et de les disposer sur la surface autour de la baignoire. Par ce geste se construisent la prise de risque de la part du public et le rapport d’intimité avec la fée dans son bain. L’opacité du lait ne révèle pas ce qui gît au fond de la baignoire ne fût-ce que la promesse d’y trouver des lettres et la probabilité d’y effleurer un corps qui pourrait être nu. Petit à petit, au cours de la durée de la performance, se forme un tapis de lettres qui, selon l’envie et la fantaisie des gens, sera composé de mots dotés d’un sens ou au contraire de mots inventés. Immense scrabble déchiffrable dans tous les sens. A la fin de la performance, la fée sortira de son bain et lira le poème qui lui aura été dédié retrouvant peu à peu l'usage de la parole. Les sons étranges de cette glossolalie résonneront dans l'espace urbain.

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  • Féellëllang/Bern 08

    ©PEM

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  • Féellëllang /Transit 09

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